Les techniques de traitement

Sommaire de la page

→ La chimiothérapie

→ La radiothérapie
└ Radiothérapie conformationnelle
└ Radiothérapie en modulation d’intensité volumétrique par arc-thérapie
└ Systèmes de contention et de contrôle du positionnement

→ La curiethérapie

→ Hormonothérapie, immunothérapie et thérapies ciblées

La chimiothérapie

2016-01-18-CORP-Dijon (92)Il s’agit d’un traitement faisant appel à différentes substances chimiques. La chimiothérapie n’est pas un traitement ciblé, c’est à dire que les cellules saines peuvent être atteintes par le traitement, et provoquer des effets secondaires, telles qu’une chute de cheveux ou une anémie.

Vous recevrez votre traitement de chimiothérapie en hôpital de jour.
Votre médecin référent vous en communiquera les coordonnées.
Il s’agit, le plus souvent, d’un traitement en Ambulatoire, c’est-à-dire que vous entrerez en Hôpital de Jour (HDJ) pour recevoir votre traitement, et pourrez ensuite rentrer à votre domicile dans la même journée.
Si le traitement nécessite plusieurs jours d’administration, ou si vous êtes fatigué ou isolé, vous pourrez rester en hospitalisation complète.
Nous vous préciserons les dates et heures de vos rendez-vous.

Il n’est pas nécessaire d’être à jeun, et vous pouvez continuer de prendre vos traitements habituels.

Le traitement vous sera administré par voie intraveineuse, ou via votre chambre implantable (voir § suivant).

Une fois le traitement validé par votre médecin référent, la fabrication de vos poches de chimiothérapie est lancée, elle demande 1h30 de préparation.

Les poches contiennent vos médicaments de chimiothérapie. Elles sont préparées spécifiquement pour vous, dans une unité de fabrication spécialisée et stérile, sous la responsabilité du pharmacien de l’établissement de santé.

Des infirmiers diplômés d’état compétents en cancérologie vous administreront le traitement prescrit par votre médecin oncologue.

La radiothérapie

2016-01-21-CORP-Chalon (83)Il s’agit d’un traitement utilisant des rayonnements de haute énergie, émis par un accélérateur de particules, pour détruire les cellules cancéreuses en bloquant leur capacité à se multiplier.

Aujourd’hui, la radiothérapie est souvent associée à la chirurgie ou à la chimiothérapie de façon à obtenir des résultats optimaux. Elle peut être effectuée avant la chirurgie afin de réduire la taille de la tumeur, ou après pour éliminer les cellules résiduelles et ainsi réduire les risques de récidive. Elle peut aussi être utilisée de manière exclusive.

Le but de la radiothérapie externe est de détruire les cellules tumorales en délivrant une dose quotidienne par photons ou électrons. C’est une technique non invasive.

En radiothérapie externe, le patient n’est pas radioactif, ni pendant, ni après le traitement. Il n’est pas dangereux pour sa famille ou ses proches.

2016-01-28-CORP-Auxerre (24)Tout l’enjeu de la radiothérapie externe du 21ème siècle est de donner le maximum de dose à la tumeur tout en protégeant les organes sains situés alentour. Plusieurs techniques de radiothérapie externe peuvent être proposées selon les cas: la radiothérapie conformationnelle, la radiothérapie en modulation d’intensité volumétrique par arc-thérapie, et dernièrement la stéréotaxie.

Pour garantir une meilleure efficacité du traitement délivré, il est indispensable que le patient soit installé chaque jour de son traitement, de la même façon. Pour cela, les accélérateurs de particules sont équipés de systèmes de contrôle du positionnement du patient, et de systèmes de contentions.

Pour permettre la réparation des tissus sains immédiatement contigus à la tumeur, le traitement de la dose totale prescrite est nécessaire.Cela explique que le traitement soit prévu sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

► Radiothérapie conformationnelle

2016-01-28-CORP-Auxerre (8)C’est une technique utilisant des images en 3 dimensions, qui permet de cibler le volume à irradier le plus précisément possible, tout en épargnant les organes sains environnants.
La détermination de ce volume se fait grâce à des techniques d’imagerie en 3 dimensions, obtenues lors de la réalisation d’un scanner, IRM, TEP…
Par un système de fusion de ces différentes images, les équipes de l’Institut peuvent mettre en place une balistique de faisceaux la plus précise possible et la mieux adaptée au volume à traiter.

La focalisation du faisceau est faite au travers d’un collimateur multi-lames, qui est un ensemble de lames de métal motorisées fixées sur la tête de l’appareil de radiothérapie.
Le mouvement des lames permet de bloquer le faisceau d’irradiation afin d’en modifier la forme et de l’adapter à la région traitée.

► Radiothérapie en modulation d’intensité volumétrique par arc-thérapie

2016-01-18-CORP-Dijon (20)Cette technique récente est désormais ancrée dans les pratiques de l’Institut depuis plusieurs années.

L’ARC-thérapie dynamique consiste à traiter le patient alors que la machine tourne autour de lui, en modulant à chaque instant la taille et la forme du champ d’irradiation, ainsi que la dose délivrée.

Cette technique permet de traiter de façon homogène, l’ensemble du volume à irradier, quelle que soit sa forme, tout en épargnant les tissus sains aux alentours.

► Systèmes de contention et de contrôle du positionnement

Contentions
2016-01-18-CORP-Dijon (30)2016-01-28-CORP-Auxerre (27)La position de traitement doit être avant tout confortable et reproductible. C’est pourquoi lors de la simulation virtuelle au scanner, un matériel de contention adapté à chaque patient est utilisé. Ce matériel sera réutilisé à chaque séance de traitement.

La difficulté au quotidien
Si toutes les précautions sont prises pour pallier un défaut de repositionnement lié à l’installation du patient sur la table (contention), ils n’en reste pas moins que les tissus et les organes peuvent se placer différemment à chaque installation.

Les systèmes de contentions utilisés sont par exemple :
– Des masques personnalisés thermoformés
– Des cales spécifiques
– Des matelas individuels (technique stéréotaxie)

Contrôle du positionnement
2016-01-18-CORP-Dijon (99)Afin de contrôler le positionnement du patient, le manipulateur a à sa disposition, plusieurs techniques :
– Des images planaires en 2D (= images portales)
– Des images en 3D (= technique XVI)
Ces images sont acquises juste avant l’irradiation et comparées avec le scanner de repérage, dont les images servent de référence.

Un re-positionnement automatique du patient peut être effectué par les manipulateurs, juste avant le lancement du traitement, afin de corriger un éventuel décalage dans la position.

Le contrôle du positionnement est utilisé en routine et quotidiennement dans les centres de l’Institut, pour assurer la sécurité du traitement et son efficacité.

Stéréotaxie
La stéréotaxie est une technique de radiothérapie de haute précision, qui consiste à délivrer une forte dose de rayonnements sur un petit volume à traiter en épargnant au maximum les tissus sains autour de la lésion.

Cette technique est par exemple indiquée dans le traitement de petites lésions intracrâniennes, pulmonaires etc non accessibles par à la chirurgie.

Du fait de l’extrême précision de cette technique les systèmes de contention et d’immobilisation du patient sont très spécifiques, et sont notamment constitués des matelas moulants, qui conservent la « forme » du patient durant toute la durée du traitement.

ABC – Gating
2016-01-18-CORP-Dijon (13)Cette technique est utilisée pour les localisations thoraciques.

On demande au patient de tenir de courtes apnées afin de s’affranchir des mouvements de la tumeur dus à la respiration.

Ceci permet de réduire les marges autour de la tumeur, d’augmenter le volume des poumons et donc de réduire la toxicité pulmonaire.

 Voici une vidéo qui vous apportera un complément d’information sur ce sujet

La curiethérapie

La curiethérapie est une technique proche de la radiothérapie, puisqu’elle utilise également des rayonnements, qui sont ici très localisés. Le principe consiste à irradier au plus proche de la tumeur cancéreuse, en contrôlant le débit et la dose des radiations émises.

Cette technique nécessite la mise en place d’un applicateur adapté en salle de curiethérapie ou au bloc opératoire.

Si votre pathologie nécessité une hospitalisation pour la réalisation de la curiethérapie, celle-ci aura lieu au sein de la Polyclinique du Parc-Drevon. Un court passage au bloc opératoire et une consultation avec l’anesthésiste sont nécessaires et organisés par la secrétaire préalablement au traitement.

La réalisation d’une séance de curiethérapie est indolore et dure environ 15 mn. Le traitement comprend entre 1 et 5 séances.

Le jour de votre séance, l’équipe soignante vous accueille dans la salle de curiethérapie.
Elle procède à votre installation. Le médecin met en place un applicateur qui permettra la réalisation du traitement. Lorsque l’irradiation démarre, vous êtes seul dans la salle, le personnel médical reste en contact permanent avec vous grâce à une surveillance audiovisuelle. La séance terminée, l’applicateur est retiré sans douleur.

Vous n’êtes pas radioactif et aucune précaution n’est à prendre vis-à-vis de votre entourage.

Hormonothérapie, immunothérapie et thérapies ciblées

D’autres traitements peuvent également être prescrits (voie orale, ou injectable en intra-musculaire).

L’hormonothérapie : c’est un traitement médicamenteux préconisé dans le traitement de certaines tumeurs hormonosensibles. Le traitement empêche l’action stimulante des hormones sur les cellules cancéreuses.

L’immunothérapie : ce traitement consiste à administrer des substances qui vont stimuler les défenses immunitaires, permettant ainsi de lutter contre certains types de cancers.

Les thérapies ciblées – Il en existe plusieurs types : anti-EGFR (anti epidermal growth factor receptor), les traitements anti-angiogénique et traitements anti-PD1/PDL1.

Le médicament se fixe sur une molécule « cible » présente sur la cellule cancéreuse pour la détruire.
Les effets secondaires les plus fréquents de ce traitement sont des réactions cutanées, des réactions digestives ou hépatiques, de l’hypertension, de la fatigue…
Les médicaments peuvent présenter des interactions avec vos médicaments habituels ou des médicaments ponctuels.
En cas de désagrément, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin référent, votre médecin généraliste ou aux infirmiers qui vous administrent votre traitement.

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