Examens

Examens de dépistages

(E-CANCER) Parmi les avancées les plus remarquables, le développement de l’imagerie numérique a permis de nombreux progrès en matière de diagnostic et de suivi des tumeurs. Elle se base sur les qualités magnétiques d’un des constituants du corps humain : le proton hydrogène. Ainsi, l’IRM fonctionnelle, qu’on appelle aussi « imagerie dynamique », permet de suivre en temps réel un traceur injecté dans le corps pour détecter d’éventuelles anomalies. En matière de traitements, les malades peuvent bénéficier, par exemple, d’une chirurgie assistée par imagerie numérique, qui est plus fine et moins invasive.

D’autres procédés d’examen ont été mis au point :
•la scintigraphie permet de suivre, dans l’organisme, un produit spécial, généralement à base d’iode faiblement radioactif (sans danger pour la santé), qui émet des rayons gamma et se fixe sur les os. Cette technique est utilisée pour savoir jusqu’où s’étend un cancer, en particulier du sein ou de la prostate, et pour surveiller son évolution ;
•la tomographie permet d’obtenir un cliché en coupe horizontale, verticale ou oblique d’un organe, en vue d’avoir une vision plus détaillée de l’intérieur de cet organe et de détecter la présence de petites métastases. La technique à positons (dite PET) utilise des positons comme source d’énergie. D’autres tomographes utilisent les rayons X.

Les examens liés à votre prise en charge

Nous vous présentons ci-après, les principaux examens préalables au traitement ou en cours de traitement, dont votre médecin aura éventuellement besoin pour effectuer un bilan d’extension de la maladie et assurer la prise en charge thérapeutique adaptée à votre cas.
Tous ces examens dépendent de votre pathologie, seul votre médecin peut juger de leur nécessité.

Examens d’imagerie : radiographie, échographie, scanner, IRM, Scintigraphie, TEP

Ces examens sont généralement prescrits avant ou pendant votre traitement. Ils permettent de délimiter au mieux l’organe à traiter, et de suivre l’évolution de la maladie.
Les progrès en techniques d’imagerie permettent désormais de visualiser de plus petites anomalies qu’autrefois. Les techniques vous sont présentées ci-après. A noter que ce sont des techniques non invasives et indolores.

Rx face
La radiographie est un examen qui utilise les rayons-X. Lorsque ceux-ci traversent le corps, on obtient une image contrastée, sur support film, en fonction de la nature et de la densité des tissus.

Certaines structures ne sont pas directement visibles par radiographie, et nécessitent l’utilisation d’un produit de contraste adapté. Par exemple : l’estomac, intestins…
echographie

L’échographie est une technique qui utilise les ultra-sons.

La sonde, positionnée au contact de la zone à étudier (gel de contact), émet des ultra-sons.

Les organes traversés par les ultra-sons renvoient des échos à la sonde, qui sont traduits en impulsions électriques puis en images, imprimées sur support papier.

 

VMAT_nbLe scanner, qui ressemble à un tunnel, utilise des rayons X émis par une source placée dans un tube, et qui tourne autour du patient. Les rayons sont plus ou moins absorbés par les tissus, en fonction de leur densité. Les données sont traitées par ordinateur puis traduites en images. Ces images sont constituées de fines « coupes » d’épaisseurs variables, qui permettent de « voir » un organe en 3 dimensions.

Bien souvent, l’injection d’un produit de contraste est nécessaire. L’examen n’est pas douloureux et dure en moyenne 15 minutes.

 

irm

Irm2
IRM ou Imagerie par Résonance Magnétique,
est une technique qui permet de visualiser les organes et les tissus mous en 3 dimensions.

L’IRM est réalisée grâce à un appareil constitué d’un aimant de grande puissance. Ce dernier permet de faire vibrer les noyaux d’hydrogène qui composent les tissus de l’organisme. Les protons des noyaux d’hydrogène agissent alors comme autant de petits aimants, et émettent des signaux transformés en images. L’examen, bruyant, dure généralement de 15 à 20 minutes et est indolore. Il est essentiel de signaler le port d’une valve ou d’une pile cardiaque, d’une prothèse ou d’un implant. Ces éléments peuvent en effet perturber le bon déroulement de l’examen.
Tout comme pour le scanner, un produit de contraste peut être nécessaire.

 

scintigraphieScintigraphie
Cet examen est réalisé dans un centre de médecine nucléaire. Il s’agit d’une technique d’imagerie qui associe un traceur radioactif qui se fixe électivement sur l’organe ciblé.

Il se déroule en 2 temps : injection du traceur et attente que celui-ci atteigne l’organe cible, puis prise de clichés à l’aide d’une gamma-caméra sous laquelle le patient est installé. Le rayonnement émis par l’organe cible est détecté et traduit en image sur un écran.

Durant l’examen, le patient est faiblement radio-actif et doit patienter dans les locaux du centre de médecine nucléaire. Après l’examen, le patient boit fréquemment et doit vider souvent sa vessie afin d’éliminer le traceur. Votre entourage ne risque rien.
fusion3TEP ou tomographie par émission de positons, est un examen dérivé de la scintigraphie.
Il repose sur la détection de positons, produits par une substance radio-active administrée par voie intraveineuse. Cet examen nécessite une organisation spécifique : être à jeûn, observer un temps de repos d’environ 45 mn avant l’examen, puis un produit radio-actif est injecté, observer à nouveau une période de repos pour que le produit soit métabolisé. Le patient est ensuite installé sur une machine ressemblant à un scanner, avec un large anneau. Les rayonnements émis par l’organe sont enregistrés et restitués en images sur un écran.

Les couleurs ou niveaux de luminosité variés permettent d’identifier les défauts de fonctionnement d’un tissu ou d’un organe.
Suite à l’examen, il est demandé au patient de boire beaucoup d’eau afin d’éliminer la substance radio-active. Il peut toutefois reprendre ses activités habituelles.

Examens biologiques

Au début de votre prise en charge, un bilan biologique approfondi est généralement prescrit.
Il s’agit d’une prise de sang complète, qui permet à votre médecin d’appréhender votre état de santé d’une façon générale, et de suivre certains marqueurs spécifiques.

Au cours d’un traitement de chimiothérapie, un bilan biologique basé essentiellement sur une numération formule doit être réalisé avant chaque cure. Des résultats de ce bilan dépendra la réalisation ou non de la cure suivante.

Examens anatomo-pathologiques

Lors d’une intervention chirurgicale ou une biopsie, un prélèvement de tissus suspect peut être réalisé. Il est ensuite transmis dans un laboratoire spécialisé qui l’étudie microscopiquement afin de déterminer sa nature histopathologique.
Les résultats de cet examen permettent d’orienter votre traitement.

Bilan cardiaque

Il est systématiquement prescrit lorsque le traitement par chimiothérapie nécessite l’utilisation de molécules particulières telles que les anthracyclines, l’Herceptine ou l’Avastin.

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